Lacrymal Circus

Paroles et Musique: Renan Luce 2006 "Repenti."

Une vieille deux-ch'vaux qui tousseDéversait des prospectus"Ce soir, vingt heures, venez tous,Entrez au Lacrymal Circus."J'étais seul et je cherchaisUn abri contre la bruineJ'ai pris ma place au guichetD'une roulotte qui tombe en ruineAu Lacrymal CircusOn y voit c'qu'on veut y voirCe soir des cumulusJettent sur ma vie une ombre ivoireEt je voisDans les tentures rouge et orQuelques vieilles connaissancesDes souv'nirs qui collent au corpsComme une vapeur d'essenceEt j'ai froidUn vieux lion à bout de forcesA cligné trois fois des yeuxIl me disait, je crois, en morse"J'peux pas sauter, j'ai peur du feu!"Puis un clown neurasthéniqueA pleuré sur mon épaule"J'ai beau faire mes gags scéniquesQuand je tombe je suis pas drôle!"Au Lacrymal CircusOn y voit c'qu'on veut y voirCe soir des cumulusJettent sur ma vie une ombre ivoireEt je voisDans les tentures rouge et orQuelques vieilles connaissancesDes souv'nirs qui collent au corpsComme une vapeur d'essenceEt j'ai froidAu Lacrymal CircusOn y voit c'qu'on veut y voirCe soir des cumulusJettent sur ma vie une ombre ivoireEt je voisDans les tentures rouge et orQuelques vieilles connaissancesDes souv'nirs qui collent au corpsComme une vapeur d'essenceUn étrange ballet équestreHennissements et ruadesY a qu'un tambour à l'orchestreTous les cuivres sont maladesCeux qui soufflent n'ont plus d'airIl ne reste que ceux qui tapentIl ne reste que ceux qui tapentIl ne reste que ceux qui tapentAu Lacrymal Circus…

Les voisines

Paroles et Musique: Renan Luce 2006 "Repenti."

J'ai toujours préféré aux voisins les voisinesDont les ombres chinoises ondulent sur les voletsJe me suis inventé un amour pantomimeOù glissent en or et noir tes bas sur tes molletsDe ma fenêtre en faceJ'caresse le plexiglasJ'maudis les techniciensDont les stores vénitiensDécoupent en tranches La moindre pervencheDéshabilléeJ'ai toujours préféré aux voisins les voisinesJ'ai toujours préféré aux voisins les voisinesJ'ai toujours préféré aux voisins les voisinesQui sèchent leurs dentelles au vent sur les balconsC'est un peu toi qui danse quand danse la mousselineInvité au grand bal de tes slips en cotonDe ma fenêtre en faceJ'caresse le plexiglasJe maudis les méningesInventeurs du sèche-lingePlus de lèche-vitrineA ces cache-poitrinesQue tu séchaisJ'ai toujours préféré aux voisins les voisinesJ'ai toujours préféré aux voisins les voisinesJ'ai toujours préféré aux voisins les voisinesQui vident leurs armoires en quête d'une décisionDans une heure environ, tu choisiras le jeanTu l'enfil'ras bien sûr dans mon champ de visionDe ma fenêtre en faceJ'caresse le plexiglasConcurrence déloyaleDe ton chauffage centralUne buée denseInterrompt ma transePuis des épais rideauxEt c'est la goutte d'eauUn raval'ment d'façadeMe cache ta palissadeUne maison de retraiteConstruite devant ma f'nêtreSur un fil par centainesSèchent d'immenses gainesJ'ai toujours préféré aux voisins les voisinesJ'ai toujours préféré aux voisins les voisinesJ'ai toujours préféré aux voisins les voisinesJ'ai toujours préféré aux voisins les voisinesJ'ai toujours préféré aux voisins les voisinesJ'ai toujours préféré aux voisins les voisines

Mes racines

Paroles et Musique: Renan Luce 2006 "Repenti."

Mes racines sont profondesEles ont traversé l'ondeEt perforé la pierreD'une fin de terreElles ont tissé leur toileSous un ciel sans étoilesEt nettoyé par le ventAttirée par devantÔ ma presqu'île accrochéePar quelques vieux rochersJe garde une boussolePour rev'nir sur mes pasSouv'nir du ras du solQuand je ne marchais pasMes racines sont vivantesComme dans ces terres aridesElles cherchent la suivanteQuand une nappe est videElles forcent mon voyageQu'importe où et quandMon existence péage"Carte moins de vingt cinq ans"Les sandwichs sur le pouceLes amphis à l'indexTous ces mots dans la boucheLe corps comme un silexPour peu que l'on te toucheL'étincelle qui resteEt mes racines grandissentUne rencontre et puis dixUn regard et puis centJe regarde impuissantLe chemin que dessinentPour demain mes racinesMes racines sont sonoresEt leurs échos opposentUne vague – falaise nord –Un Airbus – ville rose –Mes racines sont tactilesReconnaissent à tâtonsLa douceur du pistilLe rugueux du bétonLa peau fine des fillesLes griffes d'un chatonMes racines olfactivesGardent précieusementL'odeur de la lessiveDans les jupes de MamanMes racines sont "famille"P't'être pas assez souventPourtant mon coeur fourmilleToujours pareillementDe "Toc toc" à mon mur"Viens dormir avec moi"De cueillettes de mûresDe cabanes dans les boisDe vacances tous les cinq"Crème solaire, pelle et seau"C'est à vous que je trinqueAvec le verre bien hautA la prochaine étreinteJe vous attends bientôtEt mes racines grandissentUne rencontre et puis dixUn regard et puis centJe regarde impuissantLe chemin que dessinentPour demainMes racines grandissentUne rencontre et puis dixUn regard et puis centJe regarde impuissantLe chemin que dessinentPour demain mes racinesMes racinesMes racinesMes racines

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