L'orage
Paroles et Musique: Georges Brassens 1960
autres interprètes: Philippe Chatel, Renaud, Renan Luce
Parlez-moi de la pluie et non pas du beau tempsLe beau temps me dégoute et m'fait grincer les dentsLe bel azur me met en rageCar le plus grand amour qui m'fut donné sur terr'Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à JupiterIl me tomba d'un ciel d'oragePar un soir de novembre, à cheval sur les toitsUn vrai tonnerr' de Brest, avec des cris d'putoisAllumait ses feux d'artificeBondissant de sa couche en costume de nuitMa voisine affolée vint cogner à mon huisEn réclamant mes bons offices" Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitiéMon époux vient d'partir faire son dur métierPauvre malheureux mercenaireContraint d'coucher dehors quand il fait mauvais tempsPour la bonne raison qu'il est représentantD'un' maison de paratonnerres "En bénissant le nom de Benjamin FranklinJe l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlinsEt puis l'amour a fait le resteToi qui sèmes des paratonnerr's à foisonQue n'en as-tu planté sur ta propre maisonErreur on ne peut plus funesteQuand Jupiter alla se faire entendre ailleursLa belle, ayant enfin conjuré sa frayeurEt recouvré tout son courageRentra dans ses foyers fair' sécher son mariEn m'donnant rendez-vous les jours d'intempérieRendez-vous au prochain orageA partir de ce jour j'n'ai plus baissé les yeuxJ'ai consacré mon temps à contempler les cieuxA regarder passer les nuesA guetter les stratus, à lorgner les nimbusA faire les yeux doux aux moindres cumulusMais elle n'est pas revenueSon bonhomm' de mari avait tant fait d'affair'sTant vendu ce soir-là de petits bouts de ferQu'il était dev'nu millionnaireEt l'avait emmenée vers des cieux toujours bleusDes pays imbécil's où jamais il ne pleutOù l'on ne sait rien du tonnerreDieu fass' que ma complainte aille, tambour battantLui parler de la pluie, lui parler du gros tempsAuxquels on a t'nu tête ensembleLui conter qu'un certain coup de foudre assassinDans le mill' de mon cœur a laissé le dessinD'un' petit' fleur qui lui ressembleLa balade du dimanche
Paroles et Musique: Renan Luce 2006
Aujourd'hui c'est dimanche, et comme tous les dimanchesLe temps s'est arrêté, il hésite il se pencheEntre l'écho d'hier, et les bribes de demainLe tac-tic de l'horloge, et c'est l'heure de plus rienQuand la tête s'embrume, ce sont les pieds qui pensentIls veulent comme d'habitude, leur balade du dimancheEt qu'importe l'Ev'rest, dans cette activitéCe qui compte c'est le geste, et pas le déniv'léLes K-ways sont en boule, et balancent sur les hanchesDe cette étrange foule de prom'neurs du dimancheTout c'la donne un p'tit air "Roche de Solutré"Y a toujours devant nous un vieux qui traîne les piedsLes enfants font la guerre avec des branches casséesDans les blockhaus qui naguère attendaient les AnglaisOn entend les appels de la famille MachinQui a perdu dans l'affaire le petit Jean-DamienSur les chemins de terre sont plantés des bancs pourY déposer Grand-Mère, qu'on prendra au retourEt sans notre doyenne, la balade continueSur une cadence moyenne légèrement au-dessusIl faut tout en marchant, protéger ses arrièresCar les chiens et leur truffe ont l'âme aventurièreOn les sort de leurs niches pour tester des crois'mentsImagine un caniche et un berger allemandPlus loin les premiers signes, on approche de la fin L'odeur de la cuisine entre deux tranches de painLa bataille légendaire à coups de branches casséesS'est conclue par une trêve après une bonne râcléeAu bout d'une falaise, la terre dépose les armesEt notre balade s'achève devant le royaume des vaguesEntre l'écho d'hier, et les bribes de demainLa chanson de la mer, et c'est l'heure d'être bienLa lettre
Paroles et Musique: Renan Luce 2006 "Repenti."
J'ai reçu une lettreIl y a un mois peut-êtreArrivée par erreurMaladresse de facteurAspergée de parfumRouge à lèvres carminJ'aurais dû cette lettreNe pas l'ouvrir peut-êtreMais moi je suis un hommeQui aime bien ce genre de jeu…veux bien qu'elle me nommeAlphonse ou Fred c'est comme elle veut– Payapapa papayapaC'est comme elle veut– Payapapa papayapaDes jolies margueritesSur le haut de ses "i"Des courbes manuscritesComme dans les abbayesQuelques fautes d'orthographeUne légère dyslexieEt en guise de paraphe"Ta petite blonde sexy"Et moi je suis un hommeQui aime bien ce genre de jeu…n'aime pas les nonnesEt j'en suis tombé amoureux– Payapapa papayapaAmoureux– Payapapa papayapaElle écrit que dimancheElle s'ra sur la falaiseOù je l'ai prise par les hanchesEt que dans l'hypothèseOù j'n'aurais pas le tactD'assumer mes ébatsElle choisira l'impact30 mètres plus basEt moi je suis un hommeQui aime bien ce genre d'enjeu…n'veux pas qu'elle s'assommeCar j'en suis tombé amoureux– Payapapa papayapaAmoureux– Payapapa papayapaGrâce au cachet d'la posteD'une ville sur la MancheJ'étais à l'avant-posteAu matin du dimancheL'endroit était désertIl faudra êt'patientDes blondes suicidairesIl n'y en a pas centEt moi je suis un hommeQui aime bien ce genre d'enjeu…veux battre NewtonCar j'en suis tombé amoureux– Payapapa papayapaAmoureux– Payapapa papayapaElle surplombait la MancheQuand je l'ai reconnueJ'ai saisi par la mancheMa petite ingénueQui ne l'était pas tantAu regard du profilQu'un petit habitantLui f'sait sous le nombrilEt moi je suis un hommeQui aime bien ce genre d'enjeu…veux bien qu'il me nomme– Papa – s'il le veut– Payapapa papayapaS'il le veut!– Payapapa papayapaEt moi je suis un hommeQui aime bien ce genre d'enjeu…veux bien qu'il me nommePapa… s'il le veut– Payapapa papayapaS'il le veut!– Payapapa papayapaPayapapayapapaPayapapapapa payapapayapapaPayapapa papayapa– Payapapa papayapaPayapapa papayapa– Payapapa papayapa