L'aviron (M'en revenant de la jolie Rochelle)

1. M 'en revenant de la jolie RochelleM'en revenant de la jolie RochelleJ'ai rencontré trois jolies demoiselles

{Refrain:}

C'est l'aviron qui nous mène, mène, mèneC'est l'aviron qui nous mène en rond2. J'ai rencontré trois jolies demoisellesJ'ai rencontré trois jolies demoisellesJ'ai pas choisi mais j'ai pris la plus belle

{au Refrain}

3. Je l'ai montée derrière-moi sur ma selle…4. Je fis cent lieues sans parler avec elle…5. Au bout d'cent lieues m'a demandé à boire…6. Je l'ai menée auprès d'une fontaine…7. Quand elle y fut elle ne voulu pas boire…8. Je l'ai menée au logis de son père…9. Quand elle y fut elle y but un plein verre…10. A la santé de son père et d'sa mère…11. A la santé de ses sœurs et d'ses frères12. A la santé de celui qu'son cœur aime…

L'enfant de Strasbourg

note: chanson écrite après la guerre de 1870, dont il existe plusieurs versions: voir à " La Strasbourgeoise " sur le site.

1- La neige tombe aux portes d'une églisepâle et glacée, une enfant de Strasbourgtoute tremblante sur la pierre est assiseelle reste là malgré la fin du jour un homme passe, à la fillette il donneElle reconnut l'uniforme allemandEt refusant l'aumône qu'on lui donneA l'officier elle répond fièrement

{Refrain:}

Gardez votre or, je garde mes souffrancesAllez, bandit, passez votre chemin.Car je suis une enfant de la FranceAux Allemands je ne tends pas la mainCar je suis une enfant de la FranceAux Allemands je ne tends pas la main2- Mon père est mort sur le champ de batailleJe ne sais pas l'endroit de son cercueilCe que je sais, c'est que votre mitrailleMe fait porter des vêtements de deuilMa mère est là, sous cette cathédraleElle est là, sous ces murs écroulésElle est tombée un soir sous la dalleFrappée en plein coeur par un de vos boulets

{au Refrain}

3- J'ai tout perdu, famille et patrieVotre or peut-être est rougi de leur sangJ'ai tout perdu, si j'ai gardé la vieC'est que j'attends l'heure du châtimentCette heure viendra, toute chaîne se briseMais s'il faut vous mendier mon painJ'aime mieux mourir au seuil de cette égliseMourir un jour de misère et de faim!

L'épervier farouche

autres interprètes: Nathalie Cerda, Catherine Perrier

Planant dans l'azur sans nuage,Quel est cet étrange oiseau noir?Son oeil a des reflets sauvages,Qu'a-t-il pu apercevoir?Il décrit des cercles funestes,Puis, doucement descend, descend,Comme une malédiction célesteSur des oisillons innocents.L'épervier faroucheVole au-dessus de vos toits,Son allure est loucheEt son regard est sournois;Dans vos nids timides,Mères, gardez vos petits!Car le rapace avideA beaucoup d'appétit.Ainsi, une pauvre ouvrièreVivait près de son cher trésor;C'était sa petite Gisèle:Une enfant pure, un vrai coeur d'or,Qui travaillait comme cousetteEn haut de la rue des Martyrs,Et le sam'di à la Galette,Elle dansait pour se divertir.L'épervier faroucheTe guette, méfie-toi!Son allure est loucheEt, déjà, tu es sa proie.Il t'enlace et danseLa valse aux accents troublants;Mais l' brigand maniganceTa perte, pauvre enfant!En effet, au bout d'une semaineLa petite était en maison,Et dans cette ambiance malsaineAvait perdu ses illusions.Prenant un couteau sur la table,Elle s'en transperça le coeurEn maudissant le misérableQui s'enfuit cynique et moqueur.L'épervier faroucheLe souteneur sournois,Au fond des rues louchesS'envole vers d'autres proies.Dans vos nids timides,Mères, gardez vos petits!Car le rapace avideA beaucoup d'appétit!

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