Ma Normandie

Paroles et Musique: Frédéric Bérat 1835

autres interprètes: Jack Lantier, Les Charlots

Quand tout renaît à l'espérance,Et que l'hiver fuit loin de nous,Sous le beau ciel de notre FranceQuand le soleil revient plus doux,Quand la nature est reverdie,Quand l'hirondelle est de retour,J'aime à revoir ma Normandie,C'est le pays qui m'a donné le jour.J'ai vu les lacs de l'HelvétieEt ses chalets et ses glaciers;J'ai vu le ciel de l'Italie,Et Venise et ses gondoliers;En saluant chaque patrie,Je me disais: "Aucun séjourN'est plus beau que ma Normandie,C'est le pays qui m'a donné le jour."Il est un âge dans la vieOù chaque rêve doit finir,Un âge où l'âme recueillieA besoin de se souvenir:Lorsque ma muse refroidieAura fini ses chants d'amour,J'irai revoir ma Normandie,C'est le pays qui m'a donné le jour.

Marche Lorraine

Paroles: Jules Jouy, Octave Pradels. Musique: Louis Ganne

Joyeux lorrains, chantons sans freinLe refrainPlein d'entrainDe Jeanne, bergère immortelleDu pays de Moselle!A tous les échos des grands boisQue nos voixA la foisChantent l'antique ritournelleQu'on chantait autrefois"Jeanne la lorraineSes petits pieds dans ses sabotsEnfant de la plaineFilait en gardant ses troupeauxQuitta sa jupon de laineAvec ses sabots, dondaineOh! oh! oh!Avec ses sabots"S'en alla sans émoiLe cœur plein de foiPour défendre son roi;Fiers enfants de la LorraineDes montagnes à la plaine,Sur nous, plane ombre sereine,Jeanne d'Arc, vierge souveraine!Vieux gaulois à tête rondeNous bravons tout à la rondeSi là-bas l'orage gronde,C'est nous qui gardons l'accèsDu sol français!S'en fut guider nos fiers soldatsTout là-basAux combatsEt fit renaître l'espérance,en notre douce France!Lors, les français victorieuxGlorieuxFlamme aux yeux,Chantant partout leur délivranceEntonnaient tout joyeux"Jeanne la LorraineA quitté ses petits sabotsSon jupon de lainePour guerroyer sous nos drapeaux!Et c'est un grand capitaineLa vierge aux sabots dondaine!Oh! oh! oh!La vierge aux sabots"Jeanne, le gentil cœurPartout à l'honneur,Conduisit son Seigneur!Las! un jour elle succombe!Aux mains des ennemis tombe!Dans la flamme, horrible tombe!Expira, la blanche colombe!Mais depuis l'âme aguerrie,Au nom de Jeanne chérie,Ange saint de la Patrie!C'est nous qui gardons l'accèsDu sol français! Tes fils n'ont pas dégénéréSol sacré!Adoré!Dans leurs veines encor ruisselleDu sang de la Pucelle!Aux jours de Fleurus, de Valmy,L'ennemiA frémiLe bataillon de la MoselleChantait, cœur affermi"Comme la LorraineNous n'avons que de lourds sabotsLa giberne est pleineMais sous la peau, rien que des os!L'ennemi fuit dans la plaineGare à nos sabots, dondaine!Oh! oh! oh!Gare à nos sabots"Et ce mâle refrainGuidait vers le RhinLe peuple souverain!

Marie-Madeleine

1. Mon père n'avait fille que moiEncore sur la mer il m'envoie

{Refrain:}

Marie-Madeleine son petit jupon de laineSa petite robe carreautéeSon petit jupon piqué

{Variante du Refrain:}

Marie-MadeleineSon petit jupon de laineMarie-MadelonSon tout petit jupon2. Encore sur la mer il m'envoieLe marinier qui m'y menait

{au Refrain}

3. Le marinier qui m'y menaitIl devient amoureux de moué

{au Refrain}

4. Il devient amoureux de mouéLa mignonnette, embrassez-moué5… Nenni, Monsieur, je n'oserais6. Car si mon père il le savait7. Fille battue ce serait moué8. Mais qui, la belle, le lui dirait?9. Ce seraient les oiseaux des bois10. Parlent-ils les oiseaux des bois?11. Parlent latin, aussi françoué12. Las, que malin le monde il est13. D'apprendre aux oiseaux le françoué.

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